Orques et Captivité

N'ACHETEZ PAS DE TICKET !


"Il y a autant de bénéfices pédagogiques à acquérir en étudiant des dauphins en captivité qu’il y en aurait à étudier le genre humain en n’observant que des prisonniers isolés."

                                                                                            Jacques-Yves COUSTEAU


     Depuis plusieurs décennies l'homme enferme des orques (et autres cétacés) dans des parcs aquatiques. Ces parcs censés divertir le public sont de grosses machines avides de bénéfices financiers qui font passer le bien être des animaux au dernier pan.

 

L'espérance de vie d'une orque captive est minime comparée aux orques libres qui peuvent atteindre jusqu'à 60 ans pour les mâles et 90 pour les femelles.

Sur les 197 orques capturées depuis 1964 les 2/3 n'ont pas passé l'âge de 10 ans et moins de 30 ont vécu plus de 20 ans. L'une des dernières survivantes, Freya, est décédée en juin 2015 au Marineland d'Antibes.

Ces décès prématurés sont le résultat d'une vie qui va à l'encontre des conditions de vie à l'état sauvage.

 

Communication et tensions

     Les orques sont des animaux très sociables qui communiquent beaucoup entre eux. Cependant, en captivité les orques sont mélangées aux besoins des parcs sans se soucier du groupe auquel elles appartiennent. Ainsi des orques résidentes cohabitent avec des orques nomades. Chacune ayant des dialectes spécifique à leur groupe, elle ne peuvent communiquer entre elles.

De plus, les orques sont des animaux matriarcaux. Dans la nature les mâles nagent à une certaine distance des femelles, ce qui est impossible en bassin. Des tensions peuvent donc survenir entre mâle et femelle sans que ceux ci puissent se mettre à l'écart.

Ceci est la cause des morsures subies  notamment par Tilikum.



Des tensions entre femelles peuvent aussi survenir et avoir des conséquences dramatiques, à l'instar de ce qui est arrivé à Kandu. Cette dernière s'est fracturé mortellement la mâchoire en voulant attaqué Corky, l'une de ses congénères.

 

Le recours aux médicaments

Afin de calmer ses comportements agressifs causés par le stress de la captivité, les parcs ont recours à de nombreux médicaments. Anti-dépresseur ou autres calmants sont insérés dans les poissons donnés aux orques.
En captivité toutes les orques sont astreintes au même régime alimentaire (poissons morts) y compris les nomades se nourrissant en liberté de mammifères marins. L'orque est une chasseuse née qui peut parcourir des centaines de kilomètres par jour. Les enfermer dans des bassins et leur faire exécuter des figures contre des poissons morts est une insulte à ce qu'ils sont.

Au-delà des anti-dépresseurs, les poissons sont également remplis de médicament contre les ulcères. En effet, pour combler l'ennui les orques rongent les parois de leur bassin ce qui leur cause nombre de problèmes gastriques.

 

L'usure des dents n'est pas la seule conséquence et les orques peuvent se blesser beaucoup plus grièvement.

Nakai s'est en effet, arraché le menton jusqu'à l'os lors d'un spectacle nocturne en 2012.



Par ailleurs, à force de ronger ces parois, les orques usent leurs dents. La pulpe dentaire laissée à nu, elles sont obligées de subir un forage afin d'éviter l'infection.


 

Les maladies

Dans la nature les orques sont protégées du soleil et des nuisibles car elles passent la majeur partie du temps sous l'eau. En captivité, elles sont obligées de s'échouer sur le bord du bassin pendant les spectacles et restent souvent longtemps à flotter à la surface de l'eau. Elles sont alors la proie des moustiques qui leur transmettent des maladies totalement absentent dans la nature.

 

L'argument des naissances

L'argument principal des parcs pour prouver le bon traitement et le bonheur des animaux est le nombre de naissances.

Cependant, cet argument est totalement faussé. En effet, la majeur partie des naissances est le résultat d'inséminations artificielles.

Le sperme des mâles est récolté par les dresseurs et peut être envoyé dans différents parcs selon les besoins, comme c'est le cas pour celui de Tilikum.

Les femelles connaissent leur première gestation beaucoup trop tôt (l'âge moyen de la maturité sexuelle est d'environ 15 ans dans la nature) ce qui engendre par la suite des problèmes de santé. Le nombre de fausses couches est important et augmente le stress des orques.

 

 

Nombre de nouveaux nés meurent très tôt faute de soin de leur mère trop jeune.

Pour les naissances qui ne sont pas dues à une insémination artificielle, l'origine n'est pas toujours plus glorieuse. En effet, si dans la nature l'inceste est prohibée, en bassin elle existe bel et bien, les orques perdant leur culture sociale.
Ainsi le dernier né du Marineland, Keijo, est le fruit de Wiki (sa mère) et du demi-frère de cette dernière (Valentin).

 

La séparation

Dans la nature les orques reste auprès de leur mère toute leur vie. Les parcs ne respectent pas cette culture sociale et envoient les jeunes dans d'autres parcs en fonction des besoins.

L'orque est un animal chez qui le social et l'affect ont une place essentielle. La partie de leur cerveau consacrée aux émotions et aux relations est proportionnellement plus développer que chez les hommes (ceci est par ailleurs le cas chez d'autres cétacés comme par exemple les dauphins).

Séparer une mère et son petit est fortement traumatisant pour eux et cause de stress dont les deux garderont des séquelles.

 

La grande détresse psychologique qui résulte de tous ces facteurs entraine des comportements agressifs dont certains dresseurs ont fait les frais.

Malgré ce que certains parcs avancent, il n'en existe pas un qui n'ait pas encore connu d'attaque d'orque contre les dresseurs. Attaque mortelle ou non.

(Il est a noter qu'aucun comportement agressif ni aucune attaque n'a été relevé contre les hommes dans la nature).


L'attaque mortelle la plus médiatisée fût celle de Tilikum contre sa dresseuse Dawn Brancheau. Un documentaire contre la captivité a été réalisé autour de Tilikum. Blackfish est un documentaire qu'il est essentiel de voir afin de comprendre ce qui se cache derrière l'industrie de la captivité et que les dirigeants auraient préféré garder secret.

 

L'orque (comme tous autres cétacés) est un animal majestueux victime de son succès, face au grand public, qui n'a rien à faire dans un bassin(-prison).

Ces parcs doivent fermer et des programmes de réhabilitation mis en place pour les orques qui le peuvent.

 

Pour en savoir plus sur la face cachée des delphinariums, article de la Dolphin Connection "Ce que vous devez savoir sur les delphinariums"

 

La résistance s'organise

Plusieurs associations s'organisent pour lutter contre ces parcs, avec un mot d'ordre : N'ACHETEZ PAS DE TICKET !

Ne vous laissez pas avoir par le discours des dirigeants de ces différents parcs qui sont prêts à tout pour que leur machine continue de tourner et que les bénéfices continuent de rentrer.

 

La résistance est en marche et la tendance commence à s'inverser. Sea World fait les frais du documentaire Blackfish et a dors et déjà perdu près de 50% de ses bénéfices.


La manifestation du 12 juillet 2015 fût un succès !

 

 

Vous trouverez ci dessous les discours de Ric O'Barry (ancien dresseur de Flipper et personnage emblématique de la lutte contre la captivité) , Pierre Robert De Latour (président d'Orques sans frontières), John Hargrove ancien dresseur à Sea World et auteur du livre "Death at SeaWorld"

 

 





Ric O'Barry, ancien dresseur de la série Flipper et personnage emblématique dans la lutte contre la captivité

 

 

Pierre Robert de Latour, président de l'association "Orques sans frontières". Un grand nombre d'expéditions dans les eaux norvégiennes avec les orques à son actif, vous pourrez le voir dans le documentaire "Le peuple des orques" dont l'avant première a eu lieu le vendredi 2 octobre 2015 au Grand Rex de Paris




John Hargrove, ancien dresseur à SeaWorld et auteur du livre "Death at Seaworld". Il intervient également dans le documentaire Blackfish